Après avoir découvert la routine du Miracle Morning – le best-seller de Hal Elrod -, et après avoir lu de nombreux témoignages sur les bienfaits du levé tôt, j’ai décidé d’établir ma propre routine matinale, et j’ai donc commencé par définir mes objectifs qui étaient les suivants :
– prendre de l’avance sur ma journée de travail en traitant les mails les plus importants, en envoyant des consignes à mes collaborateurs et établissant mon planning quotidien,
– ne pas avoir de baisse d’énergie dans la journée,
– me libérer du temps pour moi : sport, lecture, méditation…

Pour commencer, je m’étais préparé une belle routine matinale, ou tout était bien timé entre 5h30 et 8h15 (l’heure de mon départ au bureau) … et je ne l’ai jamais respectée !

Premier problème : sortir du lit
Le mois de janvier n’était sans doute pas le meilleur mois pour acquérir l’habitude de se lever très tôt. A 5h30 il fait encore nuit noire, et sortir de la couette signifie affronter le froid de la chambre. Pas top pour un frileux comme moi !

Se lever plus tôt signifie aussi, et surtout, avancer l’heure du coucher. Pas évident lorsqu’on s’entraîne le soir et que l’on doit encore préparer à manger et faire quelques tâches ménagères avant d’aller dormir.

La méditation matinale on oublie

Les quelques tentatives de méditation matinale “pour bien commencer la journée” se sont toutes soldées de la même manière : un “réendormissement” qui m’a laissé vide de toute énergie. Pas de doute, les routines matinales de type “yoga” ou “méditation” ne sont pas faites pour moi. A défaut de m’éveiller spirituellement de bon matin, j’aurai au moins appris cela sur moi-même.

Sport le matin, pas motivé

Dans mon cas, l’entraînement sportif le matin se révèle compliqué à mettre en place, puisque je pars à 8h15 au travail et que la salle de sport ouvre à 7h00. Jouable, mais serré. Il y avait aussi l’option course à pied, mais en hiver, elle n’a pas suscité une grande motivation de ma part, même si durant cette période j’ai couru trois fois par semaine, mais le soir.

Un échec qui se transforme en réussite
A ce niveau là on pourrait penser que l’expérience à été un échec total. Mais en fait non ! J’ai improvisé, testé, échoué puis quelques habitudes bénéfiques se sont progressivement installées !

J’ai gardé le réveil à 5h30 tous les jours, et ensuite j’ai fait au feeling : parfois je me suis levé tout de suite, d’autres fois j’ai traîné, et quelques fois je fais le choix de me rendormir car je ne me sentais pas en forme pour me lever tôt. Malgré cela mon heure moyenne de lever est à passée à 6h30 contre 7h30 auparavant.

Tous les matins je me suis préparé un solide petit déjeuner, qui est progressivement devenu ma raison de me lever : thé, jus d’orange pressé, banane, miel, yaourt, œufs, fromage, pain, miel, raisins secs et amandes. Ce copieux repas du matin m’a permis de supprimer la pause déjeuner du midi, sans sensation de faim et sans baisse d’énergie.

Donc tous les jours j’ai gagné deux heures de temps (une heure le matin et une heure le midi).

Ces heures gagnées m’ont permis d’avoir du temps pour lire, pour apprendre l’arabe sur Duolingo, et pour travailler. Cela m’a permis de ne pas avoir de journées de travail à rallonge et donc d’avoir du temps pour le sport en fin de journée.

Vivement le printemps
Je pense qu’avec l’arrivée du printemps je pourrais me lever plus facilement à 5h30 et donc gagner encore une heure, ce qui ferait trois heures de gagner par jour, soit au moins une soixante d’heures de libérées chaque mois, si on s’en tient aux jours ouvrés.

Mon conseil : être souple
Dans mon cas le matin est devenu un facilitateur de journée qui me permet de m’alimenter, d’établir mon planning quotidien, de traiter quelques tâches prioritaires si cela est nécessaire, et de  consacrer du temps pour la lecture, la marche ou encore les étirements. Je fais attention à ce que cela reste moment agréable. Le but est de bien commencer la journée et pas de respecter un planning dès le lever, ni d’être orienté “productivité” dès le réveil. Il faut faire preuve de souplesse.