Accueil » 30 jours sans alcool

Si le titre sonne un peu comme une pub pour une cure de désintoxication, je tiens à préciser que cet article n’est pas destiné à aider des personnes alcooliques. Il s’agit d’une expérience personnelle, celle d’un consommateur moyen, habitué à boire du vin et de la bière.

Initialement je n’avais pas prévu de faire ce défi. Il ne m’était même jamais venu à l’esprit. Pourtant je sais que ma consommation d’alcool est parfois excessive, mais elle fait partie d’une certaine conception de la convivialité, de la fête et dans certains cas de la gastronomie. Donc a priori je n’avais pas envie d’arrêter de boire de l’alcool.

Le déclic est venu le dimanche 7 juin. La date à son importance car j’avais démarré le défi 30 jours de sport quotidien lorsque je me suis rendu chez un ami que je n’avais pas vu depuis plusieurs semaines, confinement oblige. Comme on avait beaucoup de chose à se dire et qu’il faisait chaud, on a eu très soif, et de mémoire je crois qu’il n’y avait que du rosé dans son frigo, ou en tout cas pas de boissons non-alcoolisées !

Le lendemain matin j’avais une séance de musculation à 7h30. J’ai eu beaucoup de mal à me lever puis j’en ai vraiment bavé sur les appareils d’autant plus que ce jour-là mon partenaire d’entraînement avait prévu un nouveau type de séance auquel je n’étais pas habitué.

Les deux jours suivants ont également été difficiles lorsque je me suis entraîné, mon corps me faisant clairement payer mes excès du week-end. J’ai donc décidé de démarrer simultanément un nouveau défi, celui de ne pas boire de boissons alcoolisées pendant 30 jours.

Je n’y ai pas vraiment pensé les premiers jours. Le week-end un peu plus. La deuxième semaine j’y ai pensé parfois en fin de journée mais je n’avais pas d’alcool à la maison. A la fin de la deuxième semaine, j’ai eu envie de boire du vin en mangeant mon plat préféré, un couscous. J’ai cette habitude – très française – d’associer le plaisir d’un bon repas à quelques verres de vin.

La deuxième source de tentation a été celle des réseaux sociaux, et des photos partagées par les amis en train de profiter de leurs premiers jours de vacances autour d’un apéritif.

Si j’analyse d’où viennent mes envies de consommer de l’alcool, on en revient à ce que je savais déjà, la tentation vient des bons repas et des moments de convivialité. C’est un mécanisme assez différent de celui du manque de tabac. Dans mon cas l’alcool cas ne créé pas de manque, il s’agit d’une envie qui apparaît dans des situations bien identifiées.

Cette privation génère d’importants bénéfices en termes de bien être : je ressens une plus grande énergie, je dors bien, je suis plus performant au niveau sportif, je travaille plus longtemps.

Ce défi ne m’a pas demandé d’effort particulier. J’ai même attendu 36 jours avant de boire de nouveau de l’alcool, à l’occasion d’un barbecue. Ce jour-là, il m’a fallu peu d’alcool pour être euphorique, et je n’ai vraiment pas aimé les habituels désagréments qui ont suivi : baisse de performance, difficulté pour me lever, mal-être physique…

Avant ce défi, ma consommation d’alcool c’était environ un jour sur deux, voir plus à certaines périodes de l’année. Pas des grandes quantités, mais un verre de vin par-ci, une bière par-là, qui apporte un bien être assez éphémère et qui génère une fatigue que l’on ne perçoit pas vraiment, tant que l’on n’a pas fait l’expérience d’arrêter. J’ai donc décidé de limiter ma consommation à quatre fois par mois au maximum. Une fois par semaine cela me parait raisonnable pour ne pas impacter le tonus général et la progression sportive.

Ce que je retiens également de ce défi c’est qu’il existe une forme de pression sociale. Ne pas boire, c’est passer aux yeux de certains pour un mec triste, ou pour un ancien alcoolique, voir pour un converti à l’islam. C’est plutôt réducteur et c’est dommage car finalement la vie est plus intense sans alcool.

Crédit : People photo created by jcomp – www.freepik.com

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