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30 jours pour arrêter de fumer. Je vous partage la façon dont j’ai arrêté de fumer en 30 jours. Il ne s’agit pas exactement d’une méthode, mais plutôt d’un framework composé du bon état d’esprit, de quelques conseils, et d’un petit coup de pied aux fesses pour ceux qui en auraient besoin !

Alors pour commencer et pour vous permettre de jauger le niveau de difficulté, j’ai 50 ans, j’ai commencé à fumer à 14 ans, j’ai arrêté à 29 ans, j’ai repris à 45 ans et j’ai de nouveau arrêté vers la fin de ma 49e année. J’ai donc fumé pendant 19 ans de ma vie, bien qu’au fond de moi je me considère plutôt comme un non-fumeur…
En résumé, je suis un non-fumeur qui fume. Ou plutôt qui fumait. 

Je vous fais grâce de pourquoi j’ai commencé, pourquoi j’ai arrêté, pourquoi j’ai repris et pourquoi j’ai de nouveau arrêté. Ce qu’il faut retenir c’est que j’ai arrêté pendant 16 ans… avant de reprendre. Avec cette erreur j’ai au moins acquis la légitimité pour parler de comment on peut arrêter et surtout de comment on reprend, même lorsque l’on se croit définitivement à l’abri.

Pour éviter tout malentendu, vous n’êtes pas sur une page de vente, et durant votre lecture vous ne trouverez pas de boutons « je commande mon kit pour arrêter de fumer ». Je n’ai pas de patchs à proposer, pas d’ami “hypnotiseur-acupuncteur”, et je ne suis même pas sûr que ce qui a marché pour moi, pourrait fonctionner sur d’autres personnes. J’ai juste quelques remarques à vous partager concernant mon état d’esprit.

Le plus important pour bien commencer est de ne pas se mentir :

  • Fumer c’est agréable et j’aime ça. Je pense que j’aimerai toujours cela. Donc lorsqu’on arrête il faut être conscient que l’on va se priver de quelque chose que l’on aime. Il faut être conscient que l’on est faible, et que l’on va lutter contre une dépendance qui est forte. Vouloir arrêter c’est s’engager dans un combat que beaucoup perdent. Il faut être déterminé à combattre et à éliminer cette dépendance.
  • On n’arrête pas avec une méthode miracle, ni avec une tirelire dans laquelle on met l’argent économisé, ni avec des substituts nicotiniques naturels, ni avec une cigarette électronique ou avec une cigarette sans nicotine et sans tabac. Non. On arrête de fumer avec sa volonté. Pour s’en persuader il n’y a qu’à voir comment certaines femmes sont capables d’arrêter dès qu’elles sont enceintes, puis de reprendre aussi rapidement après avoir accouché, ou après avoir fini la période d’allaitement. Il faut donc trouver la motivation, le déclic qui va permettre d’arrêter.
  • Vapoter c’est tricher. Si vous pensez que vapoter n’est pas dangereux, vous prenez le risque de vous tromper. On ne verra les effets nocifs d’un vapotage quotidien que dans 20 ans, mais de nombreux professionnels de santé font déjà des mises en garde. Je ne vois pas pourquoi les poumons humains auraient été conçus pour inhaler des grandes quantités de vapeur d’eau, et personnellement je ne me sens pas au top de mes capacités respiratoires quand je reste dans un hammam. Donc pour ceux qui auraient l’idée de se dire je vais vapoter pour arrêter de fumer puis j’arrêterai de vapoter, ils ne font que remplacer un problème par un autre.
  • On n’a jamais définitivement arrêté. Le piège est là, toujours présent. On n’allume pas, ou on ne ré-allume pas sa première cigarette en se disant qu’on est en train de faire une erreur magistrale et que l’on va être accro, qu’on va y laisser sa thune, sa santé… et qu’on va sentir mauvais de la bouche. On se pense plus fort que le piège. C’est justement ça le piège.
  • La bonne nouvelle c’est que l’on peut arrêter. 

La deuxième tentative pour arrêter de fumer fût la bonne

Je passe rapidement sur ma première période de fumeur de 14 à 29 ans. C’était une autre époque. Il y avait encore des chameaux sur les paquets de Camel, et c’était cool. la première fois que j’ai arrêté, en 1999, c’est suite à un footing douloureux, le lendemain d’une soirée chargée en alcool et en nicotine. Cela a été un déclic et j’ai tenu 16 ans. Et j’ai repris en 2015. On ne décide jamais de reprendre. On se laisse tenter un soir. Puis un deuxième. Puis un midi. Puis on achète un paquet parce qu’on ne peut pas tout le temps torpiller les autres.

Donc dans cette ère nicotinique n°2, J’ai fais une première tentative d’arrêt en juin 2018. J’ai tenu 30 jours. Et le 31e j’ai allumé une clope. Lors de cette première tentative j’avais juste envie de me prouver que je pouvais rester un mois sans fumer. J’avais aussi en tête que juillet avec ses apéros et ses sorties allait suivre, et que je recommencerai à fumer. Et c’est ce que j’ai fait.

Deuxième tentative cet hiver (2020). Tentative en couple. On a tenu mais pas notre couple. Je vous rassure il n’y a pas de lien de cause à effet. C’est toujours plus facile d’arrêter à deux, et c’est surtout très difficile d’arrêter seul si l’on est avec un conjoint fumeur. Cette fois-ci je n’ai pas repris, même s’il m’arrive de fumer une cigarette occasionnellement. Soyons honnête le tabac se marie très bien avec l’alcool. Les poisons s’attirent.

Je crois qu’il faut se trouver une bonne raison pour arrêter. Une raison personnelle. Si on le fait juste parce qu’on se dit « il faut que j’arrête » ce n’est pas suffisant. Ma motivation pour arrêté de fumer était de faire plaisir à mes enfants. A vous de trouver votre déclic : que ce soit pour améliorer vos performances sportives, pour faire des économies, parce que vous avez eu un problème de santé, pour faire plaisir à quelqu’un que vous aimez… les bonnes raisons sont nombreuses. Cherchez celle qui vous tient à coeur et planifiez mentalement la date à laquelle vous allez entamer votre combat victorieux contre le tabac. Si vous n’avez pas cet élément de motivation principal, auquel vous pourrez vous accrocher lorsque la tentation sera forte, vous allez vous engager dans un combat difficile, sans être armé pour l’emporter.

La vraie récompense c’est le plaisir de gagner contre soi-même, la fierté que l’on en retire, voir l’admiration envieuse que l’on va éventuellement susciter auprès de ses amis fumeurs.

Pour ceux qui s’inquiètent de la prise de poids liée à l’arrêt de la cigarette, vous vous trompez d’inquiétude. Effectivement la cigarette est un coupe-faim et la nicotine ralentit le stockage des graisses, mais on ne devient pas obèse en arrêtant de fumer. Avoir quelques kilos supplémentaires, que l’on peut perdre, et même ne pas prendre, n’est pas un problème de santé, ce n’est même pas un problème, c’est juste une excuse.

Ma méthode pour dire au revoir à la clope

J’arrête de fumer à une date choisie : un lundi par exemple, ou en début de mois. Je m’y prépare mentalement quelques semaines avant. La veille d’arrêter je fume beaucoup, pour en être écoeuré. Ensuite chaque jour je note ce que je ressens, quels sont les moments de la journée ou les circonstances dans lesquelles j’en ai eu envie. Cela m’aide car il y a un truc que je ne veux pas avoir à écrire c’est : “ j’ai craqué”.

Le fait de noter les moments où l’on en a envie, permet de s’apercevoir que l’on est auto-conditionné à fumer. J’ai fini mon repas, j’ai envie de fumer. Je sors promener mon chien j’ai envie de fumer. Je m’assois à une terrasse de café j’ai envie de fumer. L’envie de fumer est une habitude conditionnée en partie par l’environnement extérieur. Votre mission pour arrêter de fumer c’est de casser cette habitude. 

Si vous vous engagez dans ce combat, tenez au moins 10 jours. Car au bout de 10 jours vous constaterez que l’envie commence à diminuer. Après 20 jours vous allez passé des journées quasiment entières sans y penser. Après 30 jours le plus difficile est fait, vous n’êtes pas l’abri, mais vous êtes sevré. Vous pouvez alors relire fièrement votre journal et respirer un bon coup avec vos poumons tout neufs. Et oui car lorsque l’on arrête de fumer, les bienfaits sur l’organisme sont très rapides :
https://www.doctissimo.fr/sante/arreter-de-fumer/mefaits-du-tabac/bienfaits-sante-arret-tabac

Si vous voulez vraiment arrêter, décidez-le et préparez-vous à livrer un combat contre vous-même pendant 10 jours. Après ses 10 premiers jours vous allez sentir que le combat commence à tourner en votre faveur, ce n’est pas le moment de se relâcher, au contraire il faut porter le coup de grâce et aux alentours du 20e jour, vous allez commencer à passer des journées entières durant lesquelles l’envie de fumer ne vas pas vous effleurer l’esprit. Ensuite il ne vous restera plus qu’à rester vigilant et à profiter de votre nouvelle vie de non-fumeur !

Crédit : Fumée photo créé par wirestock – fr.freepik.com

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